L’inflation au plus bas en juin 2014

Posté le 11 juillet 2014

Nouveau ralentissement de la hausse des prix en juin. Avec un taux d’inflation de 0,3% par rapport à juin 2013, ce chiffre, encore inférieur à celui de mai (0,7%) est particulièrement important. Pourquoi ? Simplement parce qu’il sert de base au calcul du taux de rémunération du Livret A. Ce taux, qui est déjà à un seuil historiquement bas de 1,25%, devrait donc encore baisser.

Une baisse des taux historique

Si on pouvait imaginer le voir se fixer à 0,50%, ce qui serait le cas si on suivait la formule mathématique prévue à la lettre, ni le gouvernement, ni la Banque de France ne souhaitaient en arriver à un pareil taux. La Banque de France préconisait un taux de 0,75% mais c’est finalement un taux de 1% qui a été retenu par le gouvernement et annoncé ce 10 juillet. Notons que depuis la création du Livret A en 1818, ce taux n’aura jamais été aussi bas.
Les autres taux suivront-ils ? Et, déjà plombée par un contexte où elles sont soumises à la fois aux examens minutieux de la BCE et à des procédures judiciaires (et condamnations) pour diverses fraudes, les banques seront-elles être tentées de réduire leurs risques en fermant un peu plus les robinets du crédit ? Combiné à des taux d’épargne rachitiques, une telle restriction à la diffusion du crédit porte en elle le risque d’une spirale déflationniste.

Un risque de déflation accru

Les taux évoluant constamment à la baisse en Europe depuis un bon moment déjà, la Banque Centrale Européenne (BCE) a anticipé le risque de déflation et mis en place une série de mesures aptes à compenser. Rappelons qu’un impact prévisible d’une déflation est que les consommateurs, observant la baisse continue des prix, décident de reporter leurs achats à plus tard, plombant d’autant la consommation et donc, en conséquence, tant les recettes de la TVA que les perspectives de croissance et, en fin de chaine, les investissements. Reste que les mesures les plus importantes décidées par la BCE, celles concernant les LTRO (Long-Term Refinancing Operation) et les ABS (Asset Backed Security) n’entreront en vigueur qu’à partir de septembre et de décembre.
Peu de chance d’ici là d’une reprise de vigueur du CAC40 ou des investissements. Sur l’été, on peut même s’attendre à des reculs de cours en bourse en cas, probable, de prise de bénéfices.