La loi Sapin 2 va normaliser les publicités liées au trading sur internet

Posté le 14 mars 2016

La Loi Sapin 2 sera présentée en Conseil des ministres le 23 mars prochain. Elle contient plusieurs mesures comme la protection des lanceurs d’alerte ou la création d’un registre obligatoire des lobbyistes. Mais, en ce qui nous concerne, elle va réglementer (enfin !) la publicité sur les sites pour trader en ligne. Vous avez sans doute croisé sur la Toile ces pubs agressives promettant des gains faramineux. On vous explique que parier sur la parité binaire des devises ou de certaines valeurs (or, pétrole, etc.) est d’une simplicité telle que même si vous ne vous êtes jamais intéressés à la bourse, vous saurez tirer votre épingle du jeu. On ne compte plus les arnaques. Selon le ministre, sa mesure concernant ces sites ira beaucoup plus loin qu’un simple encadrement de la publicité concernant ces plateformes mais : « Une disposition interdira cette arnaque absolue qu’est la publicité de ces sites et prévoira des dispositifs pénaux pour la punir » a-t-il déclaré. On ne peut être plus clair !

Consultez la liste Noire de l’AMF

En fait, l’AMF (l’Autorité des marchés financiers) tire la sonnette d’alarme depuis un moment. Alors que va-t-il résulter de tout cela ? Si le texte passe, cela veut tout simplement dire que les sites domiciliés dans les paradis fiscaux, aux intitulés flous, sans agrément ne pourront plus faire de publicité en ligne. Alors évidemment, les sites d’infos ou de loisir ayant pignon sur rue ne vont pas se risquer à accepter de la pub de ces gens-là, mais Internet est international et difficilement contrôlable. Est-ce à dire que les sites du Forex et les traders vont disparaître ? Certainement pas ! Certains sites pour trader s’entourent de garanties et ne poussent pas le client à parier au-dessus de ses moyens.

Le broker eToro, par exemple, est surtout un réseau social d’investisseurs. Il vous permet, entre autres choses, de « suivre » les meilleurs cambistes de la place. D’ailleurs, il ne figure pas sur la liste Noire de l’AMF consultable directement sur son site.